Daniel Laurent Eisernes Kreuz 1. Klasse


Age : 55 Inscrit le : 21 Mai 2007 Messages : 66 Localisation : Francais de Bangkok
| Sujet: Montoire, l'enjeu Africain Dim 29 Juin - 9:21 | |
| Bonjour, Le 24 novembre 1940, 2 jours apres Laval, Petain rencontre Hitler a Montoire.
Les avocats passes ou contemporains du Marechal ont toujours pretendus que Petain avait courageusement refuse les offres d'entree en guerre que Hitler lui aurait fait.
C'est en fait exactement le contraire qui c'est passe : Cette entrevue fut soigneusement preparee par Vichy qui a fait preuve juste avant de "bonne volonte" en s'alignamt sur des positions de nature, selon eux, a seduire Hitler : Publication du Statut des Juifs, lancement d'une "Revolution Nationale" neo-fasciste, creation de la Legion des combattants.
Et, a Montoire, c'est Petain qui, comme Laval 48 heures avant, propose au Fuhrer une discrete entree en guerre de la France contre les Anglais via la reconquete militaire des colonies AOF recemment passees a la France Libre, reconquete qui ne manqueras pas de faire s'affronter le Flotte et la Royal Navy.
La preuve irrefutable de ce que j'avance figure dans les archives allemandes saisies par les americains en 1945 : Le compte rendu de l'entretien figure en effet dans les archives secretes de la Wilhemstrasse, le Ministere des Affaires Etrangeres du Reich, sous la cote ADAP, D XI 212, pages 326-322.
Je vous en cite un extrait :
| Citation: | | Les Anglais pourtant continuaient leurs agressions contre la France, particulierement contre son domaine colonial. A Dakar, la France avait tenu bon. Il [Petain] avait envoye dans les colonies d'Afrique un officier [Weygand] avec la mission de ramener les renegats sous l'autorite francaise. Dans ce domaine, puisque le Fuhrer avait fait l'honneur de parler a la France de collaboration, il y avait peut-etre un terrain sur lequel elle pouvait etre mise en pratique entre les deux pays |
Edifiant, non ? _________________ Cordialement Daniel -------------------------------- Nous avons choisi la voie la plus dure, mais aussi la plus habile: la voie droite. Charles de Gaulle, 18 juin 1942 |
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